Le RCL

RACING CLUB DE LENS

Date de création : 1906
Couleurs : Sang et Or (Rouge et Jaune)
Siège : Centre technique et sportif de La Gaillette
33, rue Arthur Lamendin – 62210 Avion
Stade : Felix Bollaert – André Delelis
Capacité : 41 233 places assises
Tribune Lepagnot : 8018 places
Tribune Marek-Xercès : 8454 places
Tribune Trannin : 12183 places
Tribune Delacourt : 12578 places


Palmarès
Champion de France D1 : 1998
Vice-Champion de France : 1956, 1957, 1977, 2002
Champion de France de D2 (L2) : 1937, 1949, 1973, 2009
Vainqueur de la Coupe de la Ligue : 1994, 1999
Finaliste de la Coupe de France : 1948, 1975, 1998
Finaliste de la Coupe de la Ligue : 2008
Finaliste Trophée des Champions : 1998
Vainqueur de la Coupe Drago : 1959, 1960, 1965
Finaliste de la Coupe Drago : 1957
Vainqueur de la Coupe de l’Amitié : 1962
Vainqueur de la Coupe Intertoto : 2005
Demi-finaliste de la Coupe de l’UEFA : 2000
Participations Ligue des Champions : 2 (1998-99 et 2002-03)
Participation Coupe des Coupes : 1 (1975-76)
Participations Coupe de l’UEFA : 11
Participations Coupe Intertoto : 3
Vainqueur de la Coupe Gambardella : 1957, 1958, 1992
Finaliste de la Coupe Gambardella : 1979, 1983, 1993, 1995
Saisons parmi l’élite : 57
HISTORIQUE


1906/1918
1906 : De nombreux étudiants prirent l’habitude, chaque week-end sur la Place Verte (actuelle Place de la République) derrière le kiosque à musique, de se laisser emporter par cet engouement du football. Le Racing Club Lensois voit le jour en 1906 mais les premiers statuts du club sont déposés le 18 octobre 1907 à la sous-préfecture de Béthune. Cette première équipe est parée d’un maillot rayé noir(en référence au charbon) et vert (comme le nom de la place Verte et de la couleur du gazon). C’est aussi l’année de la catastrophe de Courrières, où le 10 Mars, ou il y eut 1219 morts.
1907-08 : Début dans la ligue d’Artois, avec un nouveau maillot à damier rouge et noir.
1908-14 : Pour des raisons économiques, le maillot devient noir avec l’inscription RCL.
1914-18 : La guerre, le RCL arrête ces activités, de plus la ville est entièrement détruite.


1918/30
1919-1924 : Le club renaît sous les couleurs bleu ciel et blanche de l’Union sportive du foyer franco-américain, mais retrouve bientôt son nom originel. L’équipe ne reprend les compétitions officielles qu’en 1922.
1922-23 : Lens termine deuxième du championnat d’Artois derrière le Stade Béthunois.
En 1923, le RCL change de président, avec la nomination de Pierre Moglia, mais aussi de couleurs ! Le maillot alors en bleu, passe aux couleurs sang et or (les couleurs du drapeau Espagnol). L’histoire raconte que le nouveau président du Racing a eu cette idée en passant devant les ruines de l’église Saint-Léger, dernier vestige de l’occupation espagnole dans la région(1648).
1925-26 : Champion d’Artois devant Billy-Montigny, accès à la Promotion.
1926 : Le club dispose déjà d’un club de supporters.
1927-28 : Deuxième de Promotion.
1928-29 : Champion de Promotion, accès en Honneur (l’élite de la région Nord – Pas de Calais – Picardie).
Grands Noms : Kid FENTON, Jules VAN DEN WEGHE


1930/40
1932-33 : Deuxième de DH Nord.
Sous l’initiative de Félix Bollaert, l’inauguration du stade, qui portera par la suite fort logiquement son nom, aura lieu le 18 juin 1933, 180 mineurs y auront contribué, c’est le club des Gueules Noires.
1934-35 : Lens passe au statut professionnel, première saison en Division 2, le club pointe à mi-saison en tête avant de finir cinquième.
Novicki et François, moteurs du jeu nordiste, sont appelés à défendre les couleurs du pays face à la Belgique, le 8 mars 1936, et deviennent les premiers internationaux français du club.
1936-37 : Champion de Division 2 devant l’US Valenciennes et l’AS St-Etienne, accès a la D1.
1939-40 : Demi-finale CDF avec une défaite à Bordeaux contre Marseille.
Grands Noms : Ladislas SIKLO Schmid, Anton (Tony) MAREK, Viktor SPECHTL, Stephan STANIS Dembiki, Raymond FRANÇOIS, Edmond NOVICKI, Ignace KOWALCZYK, Louis BROSSARD(président)


1940/50
1940-41 : Vainqueur du championnat de la zone interdite devant SC Fives et US Valenciennes.
1941-42 : Vainqueur du championnat de la zone interdite devant SC Fives et US Bruay. Le club remporte également la finale de zone interdite de la Coupe de France 1942 devant l’Olympique Iris Club lillois (3-1 ap) avant d’être dominé en finale interzone par le Red Star.
1942-43 : Champion zone Nord! Le championnat de France est composé en 1943 en deux groupes Nord et Sud. Pour la zone Nord, le RCL remporte le titre avec 13 points d’avance sur le FC Rouen et le SC Fives. Stanis fait parler de lui, inscrivant le total de 43 buts en 30 journées. Lors de cette saison, le club établit un record en Coupe de France en gagnant son seizième de finale contre Auby-Asturies par 32 buts à 0, avec 16 buts pour le seul Stanis. Stanis se permettra même d’être expulsé au cours de ce match. L’histoire raconte que le boucher de la ville avait déclaré que pour chaque joueur qui marque, il aura droit à un steak, au final Stanis repart avec 16 steaks… Le club gagne la finale de zone une nouvelle fois devant Lille(2-0) avant de s’incliner contre Bordeaux.
1943-44 : Champion! L’année suivante, les professionnels de l’équipe Lensoise intègrent la formation fédérale Lens-Artois mise en place par le régime de Vichy au sein du championnat de France « fédéral ». La sélection nordiste remporte la compétition devant Lille-Flandres et Paris-Capitale. Encore une fois, Stanis explose les compteurs, avec 41 réalisations à son actif.
1944-45 : Le championnat voit les Sang et Or finir deuxièmes du groupe nord, derrière le FC Rouen (à 5 points), après une magnifique fin de saison.
Le 17 février 1946, 18 000 spectateurs se massent au stade Victor-Boucquey de Lille pour suivre le derby face à Lens. Nombre de spectateurs sont placés sur les toits des tribunes. Sous le poids de ces spectateurs, un de ces toits s’effondre. 53 blessés sont à déplorer, mais aucun mort. La rencontre put même aller à son terme.
1947 : Au sortir de la guerre, les houillères sont nationalisées et le budget du club réduit. Le club est relégué en deuxième division suite à une mauvaise saison.
1947-48 : Défaite (3-2) en finale de CDF contre Lille au stade olympique Yves-du-Manoir devant 60 739 spectateurs, avec une cruelle désillusion pour tous, d’autant plus que cette victoire fut construite sur une injustice. L’arbitre refusa de siffler une faute flagrante, de Baratte sur Stanislas Golinski, qui amena le but de la victoire lilloise.
1948-49 : Champion D2 devant Bordeaux et Rouen, retour en D1.
Grands Noms : Ladislas SIKLO Schmid, Marcel OURDOUILLIER, Stephan STANIS Dembiki, René GOUILLARD, Arthur FRULEUX, Georges BEAUCOURT


1950/60
20 avril 1954, l’inauguration des premières installations de pylônes de projecteurs autour du stade pour jouer en nocturne.
1955 : Apparition du premier logo du club : sur fond noir, une lampe jaune et des rayons de lumière rouge se détachent et sont surmontés du sigle RCL. Ce blason montre la volonté du club d’être le porte-parole des mineurs.
1954-55 : Troisième de D1 derrière Reims(à 6 points) et Toulouse.
1955-56: Vice-Champion à 1 point de l’OGC Nice.
1956-57: Vice-Champion à 4 points de l’AS St-Etienne et seulement 3 défaites(en 34 matchs) en championnat ; Finaliste Coupe Drago contre Marseille.
Parallèlement à ces performances, le club met en place une politique de détection de jeunes prometteurs et remporte la Coupe Gambardella à deux reprises en 1957 et 1958.
1957-58 : Demi-finale CDF qui finit par une défaite (2-1) à Reims (futur vainqueur).
1958-59 : Lens gagne la Coupe Drago aux dépens de Valenciennes (3-2 ap) : les Valenciennois ouvrent le score à la demi-heure de jeu par Stako, mais Lens égalise neuf minutes plus tard par Grévin. En seconde mi-temps, Oudjani donne l’avantage aux « Sang et Or » mais Baulu ramène l’USVA à égalité peu après. Il faut disputer la prolongation, les deux équipes ne s’étant pas départagées au terme du temps réglementaire. Et c’est un but du Lensois Michel Lanfranceschina qui emporte la décision après sept minutes de jeu.
1959-60 : Lens gagne la Coupe Drago aux dépens de Toulon (3-2) : dans cette finale disputée à Rouen, les Lensois avaient pourtant encaissé l’ouverture du score, puis avaient rejoint la mi-temps sur un score défavorable(1-2), mais un triplé d’Ahmed Oudjani (déjà buteur lors de la finale de 1959) permet aux Artésiens de prendre le meilleur sur leur adversaire. D’ailleurs Oudjani se blesse à 15 minutes de la fin du match(2-2), mais décide de finir, il donne la victoire par un troisième but, il s’évanouira de douleurs après le coup de sifflet final.
Grands Noms : Xercès LOUIS, Arnold SOWINSKI, Théo SZKUDLAPSKI, Maryan WINIEWSKI, Jean DESGRANGES, Egon JÖNSSON, Tony MAREK(entraineur), Michel LAFRANCESCHINA, Jean-Marie COURTIN, Wilhelm VAN LENT, Yvon CLÉMENT, Georges DUFFULER, Raymond FIORI, Erich HABITZL, Charles QUAINO, Stephan ZIEMCZAK, Julien STOPYRA, Jean LEWANDOWSKI, Eugène GRÉVIN, Thadée POLAK, Carucio de Oliveira SEVERO, Silva Armando MARTINS, Roland WATTECAMPS, Maryan MARRESCH, Georges HANKE


1960/70
En 1962, Lens est invité à jouer la coupe de l’Amitié avec d’autres clubs Français. Coupe que le club remportera avec succès aux dépens de Lucerne (Suisse), Catania, de l’AS Roma (devant 80000 Romains) et du Torino en finale.
En 1962 toujours, les houillères sont en déclin, suite à une activité économique décroissante, plusieurs mines ferment. De nombreux joueurs Lensois étant mineurs, l’avenir du RC Lens semble critique.
En 1963, Lens rejoue la coupe de l’Amitié, son parcours s’arrête en quart contre le Milan AC.
1963-64 : 3eme de D1 derrière Saint-Etienne(à 4 points) et Monaco, à noter une victoire 10-2 (Oudjani, 6buts) contre Paris FC, enfin Ahmed Oudjani fini meilleur buteur du championnat (30 buts).
1964-65 : Malgré une victoire en Coupe Drago contre Bordeaux (4-0), les performances du club sont en régression parallèlement à l’activité déclinante des houillères et à la situation financière inquiétante.
1967-68 : Descente en D2.
1969-70 : Lens en CFA Nord(D3 à l’époque). Le pire viendra toutefois le 13 mai 1969. Les mines connaissent une crise sans précédent. La Compagnie des mines est forcée de se désengager du Racing. Le football ne constitue pas une priorité pour elle, elle n’a plus les moyens de s’investir autant dans la progression du RCL. Une année après sa descente en Division 2, le club redevient amateur(perte des statuts pro!). Versés en Championnat de France Amateurs, les Lensois jouent la plupart de leurs matchs dans l’indifférence d’un public pourtant acquis à leur cause quelques années auparavant (1308 spectateurs en moyenne cette année-là, contre 10 fois plus avant). On avance vers une mort annoncée du club. Personne ne peut désormais maintenir le RCL à flot. Personne, excepté quelques passionnés qui seraient prêts à se sacrifier pour leur Racing. Le Racing évoluera donc en Championnat de France Amateur. Sous l’impulsion de trois hommes, le club va se reconstruire calmement, à son rythme. Henri Trannin, directeur sportif et Arnold Sowinski, qui prendra les fonctions d’entraîneur en 1969. Ils seront épaulés par un maire passionné : André Delelis.
Grands Noms : Ahmed OUDJANI, Georges LECH, Michel STIÉVENARD, Guillaume BIEGANSKI, Paul COURTIN, Richard KRAWCZYK, Jean DELOFFRE, Bernard LECH, Bernard PLACZEK, Robert BUDZYNSKI, Friedrich KOMINEK, Louis POLONIA, Guy SÉNAC, Jean TAILLANDIER, Enzo ZAMPARINI, Daniel HÉDÉ, Jules BIGOT(entraineur), Élie FRUCHART(entraineur), Michel MARGOTTIN, Roger WICKE, Marc BOURRIER


1970/80
En 1972, le Racing atteint la demi-finale de la Coupe de France, s’inclinant face à Bastia.
1972-73 : Champion D2 devant Boulogne et le LOSC puis vainqueur pour le match du titre contre Troyes, promotion en D1.
1974-75 : Finale CDF(devant 44725 spectateurs) : face à l’AS Saint-Étienne, club mythique aux sept titres de champion, les Lensois se défendent bien, Zuraszek manque une grosse occasion d’ouvrir le score, mais les Verts finissent par s’imposer sur le score de 2-0.
1975-76 : Début en Coupe d’Europe, grâce à Saint-Étienne qui ayant réalisé le doublé coupe – championnat, la place européenne réservée au vainqueur de la Coupe de France est reversée au RC Lens. Les premiers adversaires du Racing sur la scène européenne sont les Irlandais de Home Farm Dublin. Bénéficiaire d’un match nul (1-1) lors de la rencontre aller et pour son premier déplacement européen officiel, Lens balaye Home Farm à domicile sur le score de 6-0. Au tour suivant, les Lensois s’inclinent fort logiquement contre les Hollandais d’ADO La Haye.
Le passage de témoin à la municipalité est définitivement accompli par la signature, le 7 septembre 1976, de la convention de cession du stade à la ville. C’est aussi le début d’une métamorphose pour ce stade ovale avec, en lieu et place du virage ouest, la construction d’une première grande tribune droite, d’une capacité de 12000 places : la Trannin.
En 1977, la qualification pour la Coupe de l’UEFA est l’occasion de nouveaux travaux visant notamment à l’amélioration de l’éclairage (porté à 1000 lux) et à l’agrandissement de la capacité d’accueil du stade. C’est le début de la construction des tribunes Tony Marek (Secondes) et Xercès Louis (Panoramiques), d’une capacité respective de 10000 places debout et 5000 places assises, tribunes inaugurées l’année suivante.
1976-77 : Après avoir enthousiasmé les Français, Lens finit Vice-Champion derrière Nantes.
1977-78 : C’est la fameuse victoire contre la Lazio de Rome 6-0 : les Lensois réalisent une performance qui marquera l’histoire du club. Lors du second tour de la coupe de l’UEFA, après s’être inclinés 2-0 à Rome face à la Lazio, Didier Six et ses partenaires humilient les Italiens au retour, 6-0 après prolongation. Mais élimination le tour suivant face aux Allemands de Magdebourg, de plus le championnat est trop négligé et le club redescend en D2.
1978-79 : Vice-Champion de D2 derrière Brest (à 3 points), Lens bat Avignon et le Paris FC de justesse en barrage(après un match exceptionnel de Francis Hédoire dans les buts), c’est la remontée directe en D1.
1979 : Apparition du blason actuel qui représente les couleurs sang et or avec une lampe de mineur, et un château entouré de deux fleurs de lys (armoiries de la ville de Lens). Le 14 juin, nouveau record d’affluence, Lens-PFC : 33 896 personnes.
Grands Noms : Didier SIX, Eugeniusz FABER, Farès BOUSDIRA, Richard GREGORCZYK, Daniel LECLERCQ, René HOUDART(président), Arnold SOWINSKI(entraineur), Jean BONDOUX(président), Joachim MARX, Jean-Marie ELIE, Pascal FRANÇOISE, Romain ARGHIRUDIS, Gilles GALLOU, Michel JOLY, Alfred KAISER, André LANNOY, Roger LEMERRE, Robert LLORENS, Pierre MANKOWSKI, Jacques MARIE, Juan Martín MUJICA, Didier NOTHEAUX, Robert SAB, Jean-Pierre TEMPET, Nebojsa ZLATARIC, Casimir ZURACZEK, Yves EHRLACHER, Alain HOPQUIN, Francis HÉDOIRE, Jean-Bernard MACQUART


1980/90
1980-81 : Demi-finale CDF s’inclinant face à Bastia (futur vainqueur).
Le choix de la candidature française à l’organisation du Championnat d’Europe des Nations 1984 est à l’origine d’un formidable chantier aboutissant à une nouvelle métamorphose du stade. Avec l’ajout à la tribune d’honneur (tribune Lepagnot) d’un étage de 3 600 places assises, et, surtout, l’érection de la nouvelle tribune Delacourt (20 000 places debout), Bollaert acquiert enfin la forme « à l’anglaise » que nous lui connaissons. D’autres travaux sont également réalisés à cette occasion dont l’augmentation de l’éclairage à 1200 lux et l’aménagement d’un bâtiment administratif abritant les bureaux du RCL. La capacité du stade atteint alors 51000 places.
1982-83 : 4eme de D1 derrière Nantes, Bordeaux et le PSG.
1983-84 : Coupe UEFA et cette fois, tous les clubs sont belges…(La Gantoise, Royal Antwerp et Anderlecht). Lors de cette campagne 1983-84, les quarts de finale restent encore inaccessibles pour les Lensois, sortis par Anderlecht, vainqueur au retour après avoir réussi le nul à Bollaert (1-1). Le match aller reste gravé dans les mémoires avec ce fameux caillou jeté des tribunes (par les supporters Belges) sur le ballon que Munaron, le portier belge, s’apprêtait à stopper du pied… et qui finissait sa course dans les filets.
En 1984, François Brisson, Didier Sénac et Daniel Xuereb font partie de l’équipe de France vainqueur du tournoi de football aux Jeux Olympiques de Los Angeles grâce à deux buts inscrits par Brisson puis Xuereb. Xuereb est meilleur buteur de la compétition avec cinq buts, François Brisson marque lui à trois reprises durant ce tournoi olympique.
En 1985 (9 avril), 46837 spectateurs assistent au match de Coupe de France face à Saint-Étienne (malheureusement élimination au match retour). Cette affluence constitue, encore à ce jour, la meilleure affluence pour un match de coupe à Bollaert.
1986-87 : Un petit tour de coupe UEFA et puis s’en va, éliminé par les écossais de Dundee United.
1988-89 : Arrivé de Gervais Martel. Saison catastrophique avec un sinistre record du plus petit nombre de points sur une saison : 17 points (3 victoires, 8 nuls, 27 défaites).
Le purgatoire durera deux saisons avant que Lens ne regagne l’élite.
Grands Noms : Philippe VERCRUYSSE, Daniel XUÉREB, François BRISSON, Didier SÉNAC, Gérard HOULLIER(entraineur), Chérif OUDJANI, Daniel ALBERTO, Jean-Pierre BADE, Éric DEWILDER, Hervé FLAK, Francis GILLOT, Francis HÉDOIRE, Gaëtan HUARD, Daniel KRAWCZYK, Guy LACOMBE, François M’PELÉ, René MARSIGLIA, Roman OGAZA, Jean-Claude PAGAL, Philippe PIETTE, Victor PIȚURCĂ, Venancio RAMOS, Tudorel STOICA, Teitur THÓRDARSON, Miroslaw TLOKINSKI, Césary TOBOLLIK, Pascal ZAREMBA


1990/2000
1990-91: la saison démarre très difficilement. Lens est dernier après 7 journées de championnat. Puis survient le déclic, Lens aligne 18 matchs sans défaite. Finalement Lens termine second derrière Le Havre. Victorieux de Valenciennes et Strasbourg, les Nordistes sont dominés par Toulouse en barrage, mais retrouvent néanmoins la D1 grâce aux rétrogradations administratives de Nice et Bordeaux.
1991-92 : Record affluence pour Lens-OM (2-1) : 48 912 spectateurs.
1993-94: Roger Boli s’illustre en étant le meilleur buteur du championnat (20 buts). Lens fait une saison moyenne, mais s’éclate en coupe avec une demi-finale de CDF qui s’arrêtera à Bollaert contre Montpellier, après avoir pourtant battu (1-2) le PSG (futur champion et tenant du titre) chez lui au Parc, puis remporte la Coupe d’été, ancêtre de la Coupe de la Ligue contre Montpellier (3-2).
Ayant, l’honneur d’accueillir la plus prestigieuse des compétitions de football, le Stade Bollaert entame, dès juillet 1995, une nouvelle et profonde transformation : la plus ancienne des tribunes – la Trannin – disparaît sous les pelleteuses avant d’être reconstruite et ouverte au public en février 1996. La Delacourt, qui lui fait face, suit aussitôt le même chemin, sa reconstruction étant achevée en août de la même année. L’érection, un an plus tard, de la nouvelle tribune Lepagnot marque l’achèvement des travaux.
1995-96 : Coupe d’Europe avec une victoire à Avenir Beggen (Luxembourg) (0-7) et après les avoir battus à Bollaert (6-0), ensuite Lens passe les Ukrainiens d’Odessa et finis par une courte élimination en huitième contre le Slavia Prague de Smicer.
1996-97 : Un petit tour de coupe UEFA, éliminé par les Italiens de la… Lazio de Rome.
Roger Lemerre, qui impose Daniel Leclercq comme adjoint, est appelé au chevet de Lens le 9 mars 1997. Lens lutte pour le maintien notamment avec le LOSC, mais quelques semaines plus tard, Lens sauve sa tête…
Outre l’achèvement des travaux de modifications du stade Félix Bollaert, afin d’accueillir la Coupe du Monde, le Racing va aussi évoluer sur le plan sportif.
1997-98 : CHAMPION DE FRANCE!!!
En effet, le 9 mai 1998, le RCL a l’occasion d’écrire la plus belle page de son histoire : être Champion de France. Les hommes de Daniel Leclercq ont rendez-vous à Auxerre, avec comme objectif de tenir tête à Metz dans un duel à distance. Mené 1-0, les Lensois ne baisseront pas les bras et se verront récompensés de leur magnifique saison avec le titre de Champion de France. Ca y est ! 92 ans après sa création, le Racing Club de Lens est la meilleure équipe de France. La libération viendra d’un joueur, d’un pur produit du centre de formation : Yoann Lachor.
La nuit sera longue et belle à Bollaert. 30000 supporters viennent fêter les héros. Nuit magique dans toute la région, donnant de très grosse fête de joie. Le 10 Mai, les joueurs font un défilé historique dans la ville à la vue de dizaine de milliers de supporters, rappelant les scènes de joies lors de la libération.
De plus cette saison, Lens est fort en coupe, avec une Finale de CDF(devant 77000 spectateurs) contre le PSG au Stade de France, et une demi-finale de CDL qui finit encore contre le PSG (futur vainqueur).
Bref un titre de champion, une demi-finale et une finale de coupe. Quelle année ! Année parachevée par une victoire finale de la France en Coupe du Monde.
1998-99 : Le RCL remportera sa deuxième Coupe de la Ligue aux dépens du FC Metz sur un but de Daniel Moreira, pourtant son début de parcours fut spéciale puisque Lens se rend au stade Michel-d’Ornano de Caen pour affronter Marseille, le 10 janvier 1999, son stade étant suspendu. Les deux équipes n’arrivent pas à prendre le dessus l’une sur l’autre, et se dirigent donc vers la séance des tirs au but. Lors de celle-ci, Bruno Derrien commet une erreur, refusant le tir au but vainqueur d’Éric Roy, qui était pourtant entré avant de rebondir de l’autre côté de la ligne, et laissant les Lensois en course pour la qualification…
C’est aussi les débuts en Ligue des champions, avec Arsenal, Dynamo Kiev et Panathinaikos, le Racing Club de Lens est la première équipe française à s’être imposé à Arsenal, dans le mythique stade de Wembley, devant 73.707 spectateurs. Les huit mille supporters du Racing ayant fait le déplacement ont pu voir Michaël Debeve culbuter le grand Arsenal, c’était le 25 novembre 1998. Lens rate la qualification face à Kiev de Shevchenko lors du dernier match. Vairelles est suspendu suite à une simulation de Dixon lors du match face à Arsenal. Après 5 minutes de jeu, Dehu est expulsé. Lens s’écroulera en seconde mi-temps (1-3) devant son public.
1999-2000 : Demi-finale de Coupe UEFA, élimination contre Arsenal de Thierry Henry après avoir éliminé le Celta Vigo, l’Atletico Madrid, le Kaiserslautern de Djorkaeff, Vitesse Arnhem et le Maccabi Tel-Aviv.
Grands Noms : Éric SIKORA, Cyril MAGNIER, Jean-Guy WALLEMME, Roger BOLI, Bernard LAMA, Guillaume WARMUZ, Frédéric MEYRIEU, José PIERRE-FANFAN, François OMAN-BIYIK, Tony VAIRELLES, Vladimir SMICER, Stéphane ZIANI, Anton DROBNJAK, Yoann LACHOR, Daniel MOREIRA, Michaël DEBEVE, Frédéric DÉHU, Pierre LAIGLE, Robbie SLATER, Marc-Vivien FOÉ, Joël TIÉHI, Daniel LECLERCQ(entraineur), Patrice BERGUES(entraineur), Gervais MARTEL(président), Christophe DELMOTTE, Jimmy ADJOVI-BOCCO, Hervé ARSÈNE, Philippe BRUNEL, Titi CAMARA, Mustapha EL HADDAOUI, Wagneau ELOI, Jules BOCANDÉ, Valérien ISMAËL, Joseph-Désiré JOB, Alex NYARKO, Pascal NOUMA, François OMAM-BIYIK, Wilson ORUMA, Franck QUEUDRUE, David RÉGIS, Xavier MÉRIDE, Arnaud DOS SANTOS(entraineur)


2000/10
2000-01 : Le RC Lens réalise sa meilleure affluence moyenne avec 39 640 personnes qui ont assisté en moyenne aux rencontres du club au stade Félix-Bollaert cette saison-là, où le club termine à la 14e place du championnat.
2001-02 : Vice-Champion. À la lutte pour la première place, Lens est en tête la plupart du temps. Juste avant la trêve, et après une victoire prestigieuse au Stade Vélodrome face à l’OM, le Racing compte huit points d’avance sur l’autre Olympique, celui de Lyon. Mais Lens perd des points contre des équipes de calibre inférieur, et voit son avance diminuer. En tête depuis la 11e journée, le Racing aborde la dernière rencontre avec un point de plus que son dauphin lyonnais. Et pour la première fois dans l’histoire du championnat de France, le titre se joue directement entre les deux prétendants, au stade de Gerland. Face à une équipe invaincue chez elle, Lens rentre mal dans son match, à l’image de son gardien qui se montre coupable d’une grossière faute sur le premier but lyonnais. Puis mené par deux buts d’écart, les Lensois se montrent dangereux devant la cage de Grégory Coupet, et inscrivent un but fort logiquement par l’intermédiaire de Jacek Bąk, à la 26e minute. De retour des vestiaires, le pressing est de plus en plus important, et donne à Daniel Moreira, meilleur buteur du club durant cette saison, l’occasion face au portier adverse d’égaliser, et donc de reprendre le titre provisoirement. Mais à l’image de cette action ratée, Lens doit se résigner à laisser filer le trophée à son adversaire d’un soir.
10 Octobre 2002 : Ouverture de La Gaillette.
2002-03 : Retour en Ligue des Champions, avec Milan, La Corogne, et le Bayern Munich. Lens battra à domicile La Corogne(3-1) et surtout le futur vainqueur le Milan AC (2-1), finissant 3eme devant le Bayern, Lens obtient un ticket en Coupe UEFA mais rencontreront là aussi les futurs vainqueurs: le FC Porto, que Lens battra à domicile (1-0).
2005-06 : Après avoir gagné la coupe Intertoto aux dépens de Cluj (et après avoir éliminé Wolfsburg, Varteks et Lech Poznan), Lens se permet une victoire contre la Sampdoria en Coupe UEFA, mais en seizième c’est l’élimination contre les italiens d’Udinese.
2006-07 : Malheureusement une fin de saison en queue de poisson avec notamment une dernière et terrible défaite à Troyes, qui coûte au club sa place en Ligue des champions (Lens décroche finalement la 5e place et un accès en Intertoto) et provoque la démission de Francis Gillot. En coupe UEFA, Lens atteint les huitièmes avec à son actif une victoire contre la Pana, et Osasuna, mais élimination contre le Bayer Leverkusen.
2007-08 : Finale CDL (78180 spectateurs) : lors de la finale, le Racing manque son début de match, et encaisse un premier but. Au retour des vestiaires, Lens appuie sur l’accélérateur, et inscrit le but de l’égalisation par Éric Carrière. Après plusieurs actions qui auraient pu voir les Sang et Or prendre l’avantage (poteau de Monterrubio, tête de Maoulida, frappe de Demont), Paris se voit accorder un pénalty litigieux par l’arbitre, Laurent Duhamel, et le transforme à moins de 30 secondes du terme de la partie. Désillusion totale puisqu’en championnat, Lens rate sa saison, et Descend en D2, et cz n’est guère mieux en Coupe UEFA, avec une élimination rapide conte le FC Copenhague.
2008-09 : Champion D2, retour en D1.
2009-10 : Bon parcours en CDF, qui finira par une demi-finale perdue à Monaco (1-0 ap).
Quelques Noms : Olivier DACOURT, Daniel MOREIRA, Alou DIARRA, Seydou KEITA, Daniel COUSIN, El-Hadji DIOUF, Cyril ROOL, Vitorino HILTON, Vedran RUNJE, Yohan DEMONT, Gervais MARTEL(président), Joël MULLER(entraineur), Francis GILLOT(entraineur), Lamine SAKHO, Ferdinand COLY, Jacek BAK, Rigobert SONG, Éric CARRIÈRE, Issam JEMÂA, Sidi KEITA, Nenad KOVAČEVIĆ, Aruna DINDANE, Kévin MONNET-PAQUET, Jocelyn BLANCHARD, Jérôme LEROY, Éric CHELLE, Benoît ASSOU-EKOTTO, Patrick BARUL, Radek BEJBL, Razak BOUKARI, Charles-Édouard CORIDON, Adama COULIBALY, Papa Bouba DIOP, Esteban FUERTES, Pierre-Alain FRAU, Charles ITANDJE, JUSSIÊ, Toifilou MAOULIDA, Olivier MONTERRUBIO, Stéphane PÉDRON, Marco RAMOS, Antoine SIBIERSKI, Olivier THOMERT, John UTAKA
En attendant, l’histoire se poursuit…